samedi 9 mai 2009

Jme sens si seule dans ce brouillard, comme en danger, c'est fou ce qu'on est perdus cette nuit.


L'insouciance de l'enfance. Je me rappelle quand j'étais petite, je pensais que la vie ce serais bien aux alentours des 18 ans. Que ça c'était la liberté, la joie de vivre, le fun. En fait, maintenant que j'y suis, je me rends compte que c'est faux. C'est vrai, jouer aux Barbies, se soucier uniquement de savoir si on aura le droit à une glace au chocolat en dessert ou de savoir si notre meilleure amie pourra venir dormir à la maison pour regarder une énnième fois "Le Roi Lion" ça, s'est la vraie liberté. Je me rappelle que je me sentais vraiment heureuse, comme si on m'avait accroché un sourire et que jamais je ne pouvais l'effacer de mon visage. Quand on a 17 ans, tout est beaucoup plus compliqué. On se ment à soi-même comme on ment aux autres, on essaie de se dire que notre vie est super cool alors qu'elle rime à pas grand chose. La vie ne tient qu'à un fil et parfois, le fil est sur le point de se rompre. Alors, on a plus envie de se lever, on arrive même plus à faire semblant d'être heureux. On se cache sous une image de nous qui n'est pas la notre : une espèce de blondasse superficielle qui pense qu'à sa gueule. Alors qu'au fond, on est toujours une enfant qui jouait aux Barbies.
Ma Barbie, elle s'appellait Clara, elle était auteur-compositeur-interprète avec 2 enfants, Emma et Mathieu et était mariée à Maxime (rien à voir avec mon amoureux de Cp évidement!). Ils étaient très heureux, n'avaient jamais de problèmes de famille et dormaient l'un sur l'autre dans un lit une place en plastoc (le lit était aussi une baignoire si on le retournait, c'est la magie multifonctionnelle de Matel !).

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