
Je me souviens de ma meilleure année. C'était en troisième. On savait tous que c'était bientôt la fin, que j'allais me casser à l'autre bout de la France, mais on profitait au max, on s'aimait, malgré tout et pour toujours. Je me rappelle des lettres qu'on s'écrivait alors qu'on passait nos vies ensembles et nos cours à parler, des mots qu'on s'envoyait en perm', des jets de verres ou de carafes ou de yahourts ou de chaussons aux pommes à la cantine ou de neige à la récré, des fausses dispenses de sport (genre j'ai eu une tendinite, merci Manue xD), de révisions viteuf pour le brevet tous allongés dans l'herbe à raconter des conneries, d'une soirée de départ très réussie... Quand je suis partie, j'ai jamais autant pleuré de ma vie (pourtant Dieu sait que je fais que chialer !). C'était le pire jour de ma vie. La fin d'une période. Devoir tout recommencer, toute seule. Et ça fait mal. Mais, 3 ans après, vous faites toujours partie de ma vie.
La terminale. C'est bientôt la fin. On va tous se casser ailleurs, autre part, nulle part. Je me rends compte que tout ce que je voulais c'était d'être aimée. Que les gens se disent 'Wa, elle est trop cool cette fille'. Mais évidement c'est pas possible. Même moi je pense pas que tout le monde est trop cool. Seulement voilà, je suis une nana qui a un coeur énorme mais brisé. J'ai besoin de tellement d'affection. Mais c'est bientôt la fin. Et ceux que j'aime et qui m'aiment resteront (je parle de Pau et pas besoin de citer de noms je pense) et pour le reste tant pis.
La vie ce n'est pas un long fleuve tranquille. La vie est un fleuve semé d'embuches où il devient trop facile de se noyer.

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